En 2017, la Ligue de l’enseignement a rédigé un grand texte synthétique rassemblant ses analyses et ses positions sur la laïcité.
Voici quelques courts extraits et le document intégral.

Notre démarche s’inscrit dans la perspective d’une Europe démocratique, sociale et laïque à laquelle nous voulons contribuer. Dans cet esprit, la recherche de principes « universalisables » parce que communs reste notre défi collectif, pour faire vivre un monde solidaire.
La loi du 9 décembre 1905 est un modèle. Ses deux premiers articles, finement ciselés, sans jamais utiliser le mot, disent la totalité du principe de laïcité. Ce dernier repose d’un côté sur l’affirmation et la garantie de la liberté de conscience et le libre exercice des cultes dans le respect de l’ordre public démocratiquement défini, de l’autre, sur l’affirmation d’une stricte neutralité confessionnelle de l’État et de ses services publics.
L’application des principes laïques dans une société devenue multiculturelle est devenue la grande question. Plus que jamais, la cohésion sociale reste un défi dans une démocratie. Pour cela, la laïcité ne sépare que pour mieux rassembler : elle sépare le pouvoir religieux et le pouvoir politique, le droit civil et le droit religieux, le curé, le pasteur, l’imam et le rabbin de l’enseignant, afin de rassembler les citoyens autour de valeurs communes. Elle exige le respect de l’égale dignité des personnes et des cultures et la reconnaissance réciproque de l’altérité. Pour se rassembler, nul besoin de se ressembler…

LA LAICITE, UNE EMANCIPATION EN ACTES